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Simone Records

Les grandes artères

by Louis-Jean Cormier

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1.
J’commence par me peindre la tête comme un tourne-disque C’est beaucoup mieux que mon air bête et tellement moins triste Je me griffonne les deux yeux en champlures dorées C’est plus élégant que mes larmes en déluge Parce qu’on s’est crié des mots qui ont sali tous nos plus beaux dessins On a hurlé des chaudières d’encre noire sur le bonheur Mais j’expose ma tête, mes yeux, mon cœur et mes mains Si tu reviens. Et puis je me dessine un cœur en calorifère Pour pouvoir gonfler de chaleur notre montgolfière J’me sers de l’empreinte de mes mains comme une couverture Qui apaisera le chagrin, les blessures Parce qu’on s’est crié des mots qui ont sali tous nos plus beaux dessins On a hurlé des chaudières d’encre noire sur le bonheur Mais ce tableau représentera le moi de demain Un robot qui nous aidera à remonter les heures J’t’expose ma tête, mes yeux, mon cœur et mes mains Si tu reviens. La tête comme un tourne-disque et mes mains si tu reviens Les yeux en champlures dorées et mes mains si tu reviens Et le cœur en calorifère et mes mains si tu reviens Et des mains pour te consoler dans mes mains si tu reviens
2.
St-Michel 05:19
Décoloré par la fin de l'automne Le monde a l'air tout droit sorti de l'Est Même la brume semble peser des tonnes Vert, jaune et rouge, c'est tout c'qu’il me reste Mes quatre feux de circulation Comme autant de lumières au bout du tunnel J’ai pas vraiment de nom, sinon : Le fou qui quête au coin de St-Michel M’as–tu vu quand ça tombe au rouge Quand tu fais semblant de régler ta montre Moi je cours quand plus rien ne bouge Nord-Sud-Est-Ouest en soixante secondes Chaque matin je reviens Tendre la main J’peux voir plus loin quand t’as le pied sur le frein Quand t’as le pied sur le frein Perdu dans un décor de chars Pas de coussin gonflable, pas de job steady On a tous des démons dans l'angle mort Moi j’essaie même pu de les dépasser Et j’attends qu’le ciel me fasse un signe Que j’passe enfin de l'autre côté du pointillé Si t’arrives à lire entre les lignes Au milieu d'l'hiver, une rouge brûlée Chaque matin je reviens Tendre la main J’peux voir plus loin quand t’as le pied sur le frein Quand t’as le pied sur le frein
3.
Veux-tu sortir de la roue Pour changer d’air Quelque part À l’abri de la poussière Des horaires à genoux Des nuits trop claires Quand le gyrophare Valse avec la civière Veux-tu partir? Veux-tu tenter le coup Te laisser faire Lancer le dard En fermant les paupières Qu’on s’éloigne des remous Tête première Et qu’on force le départ Sans regarder derrière Veux-tu partir? Veux-tu un one-way pour le bout du monde Pour te perdre dans le désert? Veux-tu rattraper le soleil qui tombe dans la mer Et enfin prendre ton temps? J’te suivrais n’importe où Je serais ton chemin de fer Jamais de retard Pour quitter nos repères Je joue le tout pour le tout Avant de me taire J’ai mis trois mots clés Collés sur ton frigidaire Veux-tu partir? Veux-tu un one-way pour le bout du monde Pour te perdre dans le désert? Veux-tu rattraper le soleil qui tombe dans la mer Et enfin prendre ton temps Pour qu’on s’éloigne des remous Tête première J’ai mis trois mots clés Collés sur ton frigidaire Veux-tu partir?
4.
La fanfare 04:11
Qu’on nous casse les jambes Pour avoir envahi le boulevard S’il faut qu’on y rampe J’aime mieux ramper que de me rasseoir Qu’on nous crève les yeux Pour avoir vu qu’on s’faisait avoir S’il faut perdre les deux J’aime mieux rêver que d’voir sans y croire J’aime mieux ramper que de me rasseoir Qu’on nous cloue la bouche Pour avoir parlé dans notre langue S’il faut qu’on la boucle J’écrirai mes mots sur les murs des banques Et qu’on nous brûle les bras Pour avoir encerclé les fraudeurs S’il faut de la douleur J’aime mieux brûler que de blanchir au noir Tant qu’il nous reste le cœur Et la mémoire Sept mille deux cent battements à l’heure Comme une fanfare Qui fait rougir les grandes artères Jusqu’aux trottoirs Dans une marée de lumière Comme une fanfare Qui reprend chaque soir J’aime mieux rêver Que d’voir sans y croire Que d’voir sans y croire Que de blanchir au noir Que de me rasseoir Mais qu’on nous laisse rêver…
5.
Vol plané 05:05
Quand j’ai foncé dans l’garde-fou Tout est tombé au ralenti La tête en bas, les nerfs du cou Comme des lampadaires pendus dans la nuit Quand j’ai passé par-dessus bord J’ai pas vu le film de ma vie Un écran vide, la neige du nord Pas de trame sonore qui pleure sa mélodie Quand j’ai relâché les deux mains Mes pieds ont perdu les pédales Le vent m’a mis sur son chemin Un plafond en rivière sous un plancher plein d’étoiles J’étais léger Comme une plume pour une fois Le cœur gonflé Pas d’enclume, pas d’tracas Un long vol plané Sans voile, sans ailes, sans toi Quand j’ai foncé dans le garde-fou C’était pour éviter la folie À force de cogner sur le même clou On perd sa tête L’amour crochit Comme le guidon de mon vélo Le saut de l’ange dans l’eau glaciale Moi j’aurai vu l’eldorado Un plafond en rivière sous un plancher plein d’étoiles J’étais léger Comme une plume pour une fois Le cœur gonflé Pas d’enclume, pas d’tracas Un long vol plané Sans voile, sans ailes, sans toi
6.
Le jour où elle m’a dit je pars C’était vers six heures Le soleil frappait dans le miroir Rien n’annonçait le malheur Mais tout est devenu si noir Ça se répare-tu un cœur? Le jour où elle m’a dit je pars Je m’en n’attendais pas Souvent on se dit que c’est juste une phase Mais plus ça va, moins j’y crois Plus s’agrandit l’écart Ça s’réchauffe-tu un froid? Le jour où elle m’a dit je pars J’ai hurlé par en dedans Et j’ai éclaté ma guitare Sur le bras du divan Quand l’écho de son dernier “trop tard“ Résonne autant Ça s’recule-tu le temps? Le jour où elle m’a dit je pars Je suis devenu sourd Le silence comme un vieux foulard Qui ne demande qu’à faire le tour Qui cherche encore à savoir Ça s’recolle-tu l’amour?
7.
Ça fait combien de temps Que je regarde dans le vide Que j'accumule les rides Par en dedans Je replonge trop souvent Dans du bonheur liquide J'ai un désert aride Dans le sang Mais je ne veux plus faire semblant Ça fait combien de temps Que je force un sourire Quand on m'demande de dire C'que j'ressens Je vis en noir et blanc Sans sortir de la zone grise Je fais juste couler les crises Dans le ciment Mais je ne veux plus faire semblant Je préfère un coup de poing dans les dents Que des mensonges crachés dans le vent Ça fait combien de temps Que je perds l'équilibre Quand l’téléphone me vibre Dans l’tympan Et tous les morts vivants Qui me suivent dans chaque ville Qui me critiquent en file Sur l'écran Mais je ne veux plus faire semblant Je préfère un coup de poing dans les dents Que des mensonges crachés dans le vent Ça fait combien de temps Qu’on m’a collé une cible J’préfère l'homme invisible Comme avant Je ne veux plus faire semblant et je montrerai les dents
8.
Nous partirons Nous partirons seuls Nous partirons seuls loin Pendant que nos parents dorment Nous prendrons le chemin Nous prendrons notre enfance Un peu d’eau et de pain Et beaucoup d’espérance Nous sortirons pieds nus En silence Nous sortirons Par l’horizon
9.
Je peux toucher le ciel, me dit-elle, “shiner” des vœux Faire tomber l’étoile dans la cour Je peux reculer l’heure en plongeant dans tes yeux Dérouler l’été sur l’hiver mon amour Mais toi tu disparais toujours Mais toi tu disparais, connais-tu un autre tour? Je peux sentir ta peau, me dit-elle, brûler la mienne Juste en marchant côte à côte Je peux nager les eaux qui parcourent tes veines Face à face dans le métro mon amour Mais toi tu disparais toujours Mais toi tu disparais, connais-tu un autre tour? Je peux verser des larmes, dit-elle, sur mes sourires Faire danser nos verres de vin Je peux bâtir un refuge pour deux dans ma tête Quand je m’agrippe à tes mains mon amour Mais toi tu disparais toujours Mais toi tu disparais, connais-tu un autre tour? Oh mon amour Pourquoi pas disparaître ensemble Résoudre le casse-tête du manque nuit et jour Là on pourra peut-être arrêter de se jouer des tours
10.
T’as perdu ton porte-bonheur Par un mercredi matin blême T’avais le regard ailleurs Ça fait longtemps que t’es plus toi-même T’as perdu ton porte-bonheur En plein milieu de la tempête Et moi depuis j’vois ton coeur Comme la pièce manquante au casse-tête Mais tout va bien T’as perdu ton porte-bonheur En roulant à travers les pièges Dans la boue des quarante heures Ton corps gris sur un fond beige T’as perdu ton porte-bonheur Entre la job et la maison Et quand t’éteins le moteur On t’entend pleurer du salon T’aurais dû ralentir pour traverser les travaux Pour espérer t’en sortir en un seul morceau Arrêter de brûler la chandelle par les deux bouts Et courir comme un fou et sourire en faisant semblant que tout va bien C’est tombé comme la noirceur Et aujourd’hui t’as besoin d’aide Tu regardes se faner les fleurs Des rideaux fermés dans les fenêtres Mais moi je serai ton âme sœur J’vais t’aider à sortir de la brume Retrouver ton porte-bonheur Compter les étoiles une par une
11.
Le moteur fait fuir les corbeaux Le long d’la route vers Baie-Comeau Le faux cuir du volant qui colle Le temps suspend son vol Deux saisons trois quarts plus tard On roule avec un pneu d'secours Toi et moi on trouve toujours Un moyen pour pas que ça casse Y’a pas qu'les trucks qui m'dépassent Deux saisons trois quarts plus tard Et combien d’autres encore J’ferme la radio avant d'être sourd Y’a des mauvaises tounes d'amour Qui mériteraient de finir toutes seules Les autres peuvent bien dire ce qu’ils veulent Deux saisons trois quarts plus tard Tu m'lis le napperon à voix haute En soulignant toutes les fautes Le vinyle du snack bar décolle Depuis toi, j’touche plus le sol Depuis toi, j’touche plus le sol Deux saisons trois quarts plus tard Tes cheveux longs dans le vent du nord Quand on roule ensemble la route Me semble plus courte, sans aucun temps mort Au travers tes grands yeux clairs J’peux voir la côte jusqu’à l’autre bord Jusqu’à l’autre bord Jusqu’à l’autre Qui m’avait dit : « Est faite pour toi Si vous “toffez” 8 mois » J'ai pas l'choix d’lui donner raison La route est belle de toute façon Deux saisons trois quarts plus tard Et combien d’autres encore
12.
Les hélicoptères Qui tombent dans ma cour l’automne Ne font pas de bruit La friction de l’air Le vent qui les tourbillonnent Se taisent eux aussi À l’aube de l’hiver Je tourne dans mon lit
13.
Si c’est vrai qu’on a rien qu’une seule vie à vivre Aujourd’hui j’la trouve vraiment dur à suivre J’aurais voulu qu’on se prête au jeu sans s’en mordre les doigts J’aurais voulu t’aimer tellement mieux, mais t’as tout ce que j’ai pas Si c’est vrai qu’le temps arrange les choses, les doutes Tu fais quoi quand on t’presse de choisir ta route J’aurais voulu qu’on se prête au jeu sans qu’nos cœurs se mélangent J’aurais voulu t’aimer tellement mieux, mais tu perdrais au change Si c’est vrai que l’amour c’t’une montagne russe sans fin Aujourd’hui j’me demande comment sauter du train J’aurais voulu qu’on se prête au jeu, qu’on se fasse du bien J’aurais voulu t’aimer tellement mieux, mais tu mérites plus, Point.

credits

released March 23, 2015

Louis-Jean Cormier : guitares, banjo, basse, piano, percussions et voix Marc-André Larocque : batterie, percussions et piano préparé Guillaume Chartrain: basse, synthétiseur et percussions
Simon Pedneault : guitares, banjo, percussions et chœurs
Adèle Trottier-Rivard : percussions, piano préparé et chœurs
Alex McMahon : piano, clavinet, synthétiseurs et percussions
Olivier Langevin : solo de guitare sur St-Michel et chœurs sur Faire semblant Marie-Pierre Arthur : chœurs sur Faire semblant
Benoit Cormier : violon
David Carbonneau : trompette
Louis-Pierre Bergeron : cor français
Nadia Côté : cor français
Jean-Nicolas Trottier : trombone
Jean-Sébastien Vachon : trombone basse et tuba
La chorale de l’école Joseph-François-Perrault : chœurs
et claps sur Si tu reviens, Complot d’enfants et La fanfare

Les musiques: Louis-Jean Cormier
Les mots: Louis-Jean Cormier, Daniel Beaumont et Martin Léon
(à l’exception de Complot d’enfants écrit et composé par Félix Leclerc) La réalisation : Louis-Jean Cormier
Les arrangements : Louis-Jean Cormier, Marc-André Larocque, Guillaume Chartrain, Simon Pedneault, Adèle Trottier-Rivard,
Alex McMahon et Pierre Girard
Les arrangements de cuivres : Jean-Nicolas Trottier
Les arrangements de chorale : Sylvain Cooke
La prise de son et le mixage : Pierre Girard au studio 3 chez Planet,
à l’Antre du MAL, au Studio Wild et au Studio Piccolo
Le matriçage : Marc Thériault chez Le Lab Mastering
Le design graphique et les photos : Sarah Marcotte-Boislard
La production de disque: Sandy Boutin chez Les Disques Simone
La gérance et la production de spectacles: Krista Simoneau
et Anne-Cécile Roy chez Les Yeux Boussoles

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