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Le ciel est au plancher

by Louis-Jean Cormier

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1.
2.
Le large 03:42
J’ai pris ma carte du ciel Je m’en vais revoir mon père Je vais sauter dans la nacelle Je vais faire rapetisser la terre J’ai pris le large tout seul Retrouver mon bonheur J’ai pris le large tout seul Je te jure de revenir meilleur J’ai pris mon cœur de pierre Si je croise les chercheurs d’or J’ai pris ma plume de fer Pour alléger ma mémoire J’ai pris le large tout seul Retrouver mon bonheur J’ai pris le large tout seul Je te jure de revenir meilleur J’ai coupé toutes les ondes Fermé tous les rideaux Juste avant que la nuit tombe Je serai déjà là-haut J’ai pris le large tout seul Retrouver mon bonheur J’ai pris le large tout seul Je te jure de revenir meilleur
3.
138 04:17
Sur la 138 en vitesse lumière La forêt s’effrite et attend l’hiver J’ai l’âme en orbite, un grand vide dans la chair Je pense à la suite, je pense à hier Mes chansons gravitent et résonnent en prières Je dépasse la limite, les joues comme des rivières Ici, ici c’est de plus en plus gris Le monde se cherche un abri Contre la bêtise humaine Et moi, je roule vers nos vieux souvenirs Pleurer entre deux fous rires En rêvant que tu reviennes Ton passé ressuscite, de plus en plus clair À travers la vitre, où la route se perd Un jeune homme hésite en habit de pensionnaire Moi j’ai le bonheur en fuite, le cœur en cratère Comme la dynamite a troué la terre Sur la 138 entre Montréal et mon père Ici, ici c’est de plus en plus gris Le monde se cherche un abri Contre la bêtise humaine Et moi, je roule vers nos vieux souvenirs Pleurer entre deux fous rires En rêvant que tu reviennes
4.
Bipolaire 04:01
J’ai retrouvé mon livre sur l’espace Dans les boîtes empilées au fond du sous-sol Des millions d’images qui s’entassent Je nous revois jouer dans la cour d’école Et rêver qu’on décolle J’ai retrouvé dans tes vieux longs-jeux L’album où Major Tom perd le contrôle Ça m’a ramené les larmes aux yeux On réalisait pas qu’on avait le plus beau rôle Sans le poids du monde sur les épaules Comme si on vivait en apesanteur Comme si on connaissait pas la lourdeur Comme si on pouvait changer d’atmosphère Quitter notre époque bipolaire Et pour une fois laisser tourner la terre Je m’ennuie d’aller dans l’espace Maintenant que la réalité écrase la fiction Faudrait que nos moments dans la lune en classe Remontent à la surface, nous servent de leçon Qu’on y retombe pour de bon Comme si on vivait en apesanteur Comme si on connaissait pas la lourdeur Comme si on pouvait changer d’atmosphère Quitter notre époque bipolaire Pour une fois lâcher prise et se taire Ouh, je nous vois déjà la tête à l’envers Ouh, je nous vois déjà à des années-lumière Ouh, je nous vois déjà loin la colère, en regardant tourner la terre J’ai retrouvé mon livre sur l’espace Dans un sous-sol figé dans le temps
5.
Je marche depuis des heures dans la lune À trembler comme une feuille La nuit annonce une pluie d’enclumes C’est-tu ça qu’on appelle faire son deuil? Je croise la mort entre chaque lampadaire Je la fixe dans les yeux Comme si je voulais qu’elle m’éclaire Comme si elle me devait des aveux Et je descends jusqu’à la mer Recompter les îles Le vent me rappelle des airs La voix de Vigneault en vinyle J’ai beau faire les quatre coins de la ville Sans te perdre de vue Je trouve toujours le reste futile Le monde et tous ceux qui vivent dessus Le ciel est au plancher Le ciel est tellement bas que si je lève le bras J’arrive à te toucher Je traverse à pied mes vieux quartiers Mes anciens châteaux forts J’espère que les années vont faire craquer Ma douleur autant que le décor J’ai beau passer le temps avec toi À me parler tout seul Pendant qu’on empile les attentats Moi j’attends que ma tête se ferme la gueule Le ciel est au plancher Le ciel est tellement bas que si je lève le bras J’arrive à te toucher Le ciel est tellement bas que si je lève le bras J’arrive à te toucher J’ai marché des heures dans la lune J’ai marché des heures dans la lune La nuit annonce une pluie d’enclumes
6.
Tout croche 05:03
Je me sens trop souvent comme une lumière propriétaire d’une usine de noirceur Je me sens trop souvent comme une prière qui a déjà vu clair, mais qui s’écœure Je sais pas pour toi Moi j’aime tout croche Moi j’aime tout croche Je sais pas pourquoi j’ai le réflexe de m’enfuir à chaque fois que le bonheur s’approche Je me mets trop souvent la tête dans le sable sur une île de plastique à la dérive Et j’ai trop souvent envie que la vie recule et corrige quelques pages du livre Je sais pas pour toi Moi j’aime tout croche Moi j’aime tout croche Je sais pas pourquoi j’ai le réflexe de m’enfuir à chaque fois que le bonheur s’approche Aujourd’hui je te le jure Tout seul dans le cimetière Que malgré mes blessures Je sais comment faire Pour éviter le mur Et me donner de l’air Je me suis vu trop souvent avec un cœur tentaculaire qui s’agrippe à tout, mais qui retient rien Comme j’ai vu trop souvent mes fausses réalités et mes vrais mensonges me peinturer dans le coin Je sais pas pour toi Moi j’aime tout croche Moi j’aime tout croche Je sais pas pourquoi j’ai le réflexe de choisir le chemin de croix, m’enfuir à chaque fois que le bonheur s’approche Aujourd’hui je te le jure Tout seul dans le cimetière Que malgré mes blessures Je sais comment faire Pour éviter le mur Et me donner de l’air Je sais pas pourquoi j’ai le réflexe de m’enfuir à chaque fois que le bonheur s’approche Je sais pas pourquoi j’ai le réflexe de choisir le chemin de croix, m’enfuir à chaque fois que le bonheur s’approche
7.
Je sais j’ai perdu trop de temps à chasser mes fantômes J’ai perdu trop de temps à chercher ce qui nous éloignait l’un de l’autre Au moment où je reviens te voir la tête haute Tu n’es plus là Plus jamais là Je sais j’ai toujours trouvé qu’on ne se ressemblait pas J’ai toujours voulu faire tout le contraire de ce que tu faisais autrefois Maintenant que j’ai compris que je marchais dans tes pas Tu n’es plus là Plus jamais là Si je pouvais défaire l’ironie du sort Et enterrer mes remords Le rideau monte Sur un garçon avec un fusil en bois Le rideau monte Sur un ado qui se pensait le roi Le rideau tombe Juste au moment où je revenais vers toi Au moment où je revenais vers toi Au moment où je revenais Je sais j’ai perdu trop de temps à pelleter les nuages Perdu trop de temps à m’enivrer quitte à noyer quelques pages Mais, au moment du vrai retour dans les parages Tu n’es plus là Plus jamais là Je sais que la vie se brise à rien, y’a toujours un monstre qui dort Nous glisse entre les mains, quand elle se jette par-dessus bord Au moment où je reviens te dire que j’ai eu tort Tu n’es plus là Plus jamais là Si je pouvais défaire l’ironie du sort Et enterrer mes remords Le rideau monte Entre l’album de photos et mes doigts Le rideau monte Entre tes mélodies et nos voix Le rideau tombe Juste au moment où je revenais vers toi Au moment où je revenais vers toi Au moment où je revenais
8.
Marianne 04:50
Marianne, qu’est-ce que tu voulais dire Dans tes larmes, nos orages à venir Les montagnes pleurent Cohen en écho Marianne, moi je peux traduire ta peau Comme le soleil de l’ouest derrière la fumée Je voudrais qu’on arrête de se cacher Même si c’est compliqué Je te loverai Marianne, qu’est-ce que je dois comprendre Dans l’alarme des grands feux de septembre Le mélodrame de nos langues en lambeaux Marianne, what else should I know? Comme le soleil de l’ouest derrière la fumée Je voudrais qu’on arrête de se brûler Même si c’est compliqué Je te loverai Marianne, crois-tu qu’on va se revoir Moi j’ai l’âme au fond du tiroir Toutes les gammes veulent quitter le piano Marianne, how I miss you so Comme le soleil de l’ouest derrière la fumée Je veux pas qu’on arrête de voyager Même si c’est compliqué Je te volerai Je nous volerai
9.
J’ai repris la route en coup de vent Avant que le matin se décide Le soleil est pris dans le courant Les lignes du chemin me guident J’ai coupé la brume au couteau Remonté la côte Maintenant je recolle les morceaux Le fleuve est passé à gauche Moi je t’attends ici sur notre île fantôme Je t’aiderai à finir ton exil au creux de ma paume Au creux de ma paume J’ai repris la route en coup de vent Je m’ennuie de toi Les lignes de ta main comme un plan Pour la vie, j’y crois Moi je t’attends ici sur notre île fantôme Je t’aiderai à finir ton exil au creux de ma paume
10.
Dis-moi comment ça se passe là-haut Je me passerais du silence radio Y’a juste l’écho de la mauvaise nouvelle Et des lunes qui traversent le ciel Depuis que tu as fait le grand saut Moi j’attendais tellement ton retour J’arrivais même plus à compter les jours J’étais certain que tu allais battre le mal Mais le mal était un poids lourd Et toi tu étais juste normal Je me demande encore à chaque soir Ce que mon héros serait devenu Deux traces de plus sur la plage Et même si c’est dur à croire Des fois je t’aperçois dans la rue Dans un autre personnage L’impression d’un déjà-vu J’ai des rafales de questions dans la tête Comme autant de chandelles de fête Qui n’auront jamais connu le vent Moi le vent je veux plus qu’il s’arrête Qu’on s’envole en cerf-volant Je me demande encore à chaque soir Ce que mon héros serait devenu Deux traces de plus sur la plage Et même si c’est dur à croire Des fois je t’aperçois dans la rue Dans un autre personnage L’impression d’un déjà-vu Comme si t’étais revenu Dans un autre personnage L’impression d’un déjà-vu Dans un autre personnage Comme si t’étais revenu
11.
12.
L’au-delà 02:48
Si y’a l’au-delà J’espère que c’est aussi beau qu’ici Malgré nos tracas Nos horaires aveugles et meurtris Je me dis que je le revivrais mille fois Même quand je vois partir des amis Si y’a l’au-delà J’espère que c’est aussi beau qu’ici La nuit Chez toi Je sais, tu reviendras pas Mais tu éclaires déjà nos vies Jusque dans les entretoits De nos travers et nos faux plis Je me dis que je le revivrais mille fois Même si la terre semble étourdie Si y’a l’au-delà J’espère que c’est aussi beau qu’ici La nuit Chez toi

about

Cet album est un hommage à mon père, Marcel Cormier, qui s’est éteint à l’âge de 85 ans en janvier 2020. Un homme de principe, de musique et surtout de cœur. Je lui dois beaucoup. Je ressens de plus en plus sa présence dans la méticulosité de mon travail et dans cette éternelle quête de perfection qui peut rendre mon entourage fou.

Mais j’ai l’immense privilège d’être entouré de personnes extraordinaires et j’en suis très conscient. J’aimerais saluer la patience de mon amoureuse Rebecca et de mes enfants qui me regardent des fois comme si je venais d’une autre planète.
Je salue aussi la patience de leur mère, mon agente, Krista Simoneau, et de son équipe ainsi que celle de ma maison de disque chapeautée par Magalie Pleau.

Cet album s’inscrit autant dans une démarche de deuil que dans des retrouvailles émouvantes avec mon vieil acolyte de toujours François Lafontaine. En une fraction de seconde, nous avons retrouvé la même comète sur laquelle nous avons filé durant toutes ces années avec les amis de Karkwa. Frôler le génie de cet homme donne un peu le vertige… à moins que ce soit le vin…?

Cet album prend aussi vie comme étant le frère du précédent, Quand la nuit tombe, car la grande majorité des chansons ont été composées et même explorées en même temps. Elles sont donc le fruit de plusieurs réflexions avec bien d’autres formidables êtres humains, dont Marc-André Larocque, Guillaume Chartrain, Alex McMahon et Daniel Beaumont.

En cette époque un peu trouble où la lumière passe plus serré, je continue de croire que la vie vaut le détour et que la musique restera toujours la meilleure compagne de nos états d’âme. Je salue la résilience de tous les acteurs de notre milieu en rêvant à mon prochain spectacle.

credits

released April 16, 2021

Réalisation : Louis-Jean Cormier et François Lafontaine
Arrangements : L-J Cormier, F. Lafontaine, R. Kuster, A. King, E. Hove, M-A Larocque, G. Chartrain, A. McMahon
Prise de son et mixage : Louis-Jean Cormier
Studio : Dandurand
Matriçage : Marc Thériault chez Le Lab Mastering
Pochette et illustrations : Sarah Marcotte-Boislard
Révision : Espresso communication
Production : Simone Records
Gérance et agence de spectacles : Les Yeux Boussoles
Communications : Sonia Cesaratto

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Louis-Jean Cormier Montréal, Québec

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